L’Instit

J’ai recu cette semaine une enveloppe qui m’a ramené trois bons mois en arrière.
Elle contenait une vingtaine de lettres écrite par des enfants de CE2 de l’école primaire de *** a Tokyo. Des photos étaient aussi jointes au pli, photos sur lesquelles on peut me voir la classe de primaire en question.

Lorsque j’étais encore étudiant a l’U.E.C., on m’avait propose ainsi qu’a d’autres étrangers de participer a une activité culturelle consistant a présenter un peu son pays a des élèves Japonais. Cela m’avait paru une expérience et j’y avais donc participe, pour une petite tournée dans les classes d’un collège et d’une école primaire.

Ce fut intéressant dans les deux cas, même si je me suis beaucoup plus amuse avec les petits z’enfants a l’âme encore pure qu’avec les collégiens qui n’étaient intéressé que par Zidane, sa vie son oeuvre, et les collégiennes qui pouffaient de rire pour on ne sait trop quelles raisons (bah, on est tous passé par la)

Avec mes amis les CE2 donc, nous avions d’abord parle de la France avant de jouer aux jeux auxquels on joue en France…

“wololo”

Quand l’institutrice de la classe m’a propose l’idée, j’ai eu du mal a rassemble ma mémoire et a trouve des jeux qui puissent se faire dans une salle de classe.
Finalement j’ai eu la drôle d’idée de lui mettre sa classe en sac en faisant jouer ses élèves au “Béret”. Ils ont pris ça très a cœur et l’arbitrage fut parfois périlleux… après plusieurs tours de jeu, l’institutrice voyant que j’étais entrain de lui exciter ses petits bandits au-delà des limites du raisonnable, m’invita a proposer un nouveau jeu.

Pour les calmer j’ai improviser un “Dessiner c’est gagne”. C’est bien ça, ça demande pas de déplacement, c’est calme… Bien mal m’en a pris, les gosses se battaient joyeusement pour être le plus prêt du tableau (il n’y avait plus de chaises et de tables a disposition dans la classe a cause du jeu précédent…) et trouver le plus vite la réponse. Se déclarait alors une autre guerre pour savoir qui serait le prochain a exercer ses talents d’artistes a la craie.

Je n’avais réalisé a quel point être instit’ doit être un métier terrible parfois.

En tout cas j’ai passe un moment vraiment sympa. Et en remerciement de ma venue j’ai eu le droit a la fin a un concert de flute sur un accompagnement de fond magnetophonique. Ils jouaient mieux que des collégiens français, bien que je fus plus ému (mais tellement ému) par le geste que par la performance harmonique.

A l’heure des adieux je me suis retrouver pris dans une foule de petits lutins qui me demandaient un a un quel était ma taille, si je pouvais les porter ou bien encore les défier a pierre-papier-ciseau. Vraiment un moment agréable qui m’avait change du quotidien.

Et plusieurs mois après donc, recevoir ces lettres écrites par chacun d’eux me touche encore plus.
Au final ils auront retenus de la France que les gens sont grands, qu’ils mangent du pain tous les jours et qu’il existe plus qu’une seule variété de fromage, celle vendue dans les combinis de Tokyo. En même temps je n’avais pas le cœur a les traumatiser avec les grèves et autres questions sociales.

Epoque nostalgique ou l’on s’émerveille d’un rien et ou il suffit de trouver 2 règles pour inventer le plus amusant des jeux de tout le monde entier. Ces cons la auront réussis a me faire sentir a vieux a 23 piges !

juillet 3, 2008 par Andre | 2 Commentaires »

Eight-Five Crew

J’ouvre fièrement cet article avec cette photo qui devrait rejouir tous les dealers de mogettes ! Noirmoutier représente a Tokyo ! La grande classe !

Ça c’est la bonne nouvelle. La mauvaise c’est que ces 125g de beurres aux cristaux de sel de ma terre natale coute la coquette somme de 920 yens, soit plus de 6 euros ! 50 euros le kilo… je verrai, peut-être pour Noël…

J’ai trouve ce tresor dans un magasin d’import, qui importe tellement bien qu’il va me permettre d’acheter des souvenirs de France sans y rentrer !

On se croirait dans un rayon du Leclerc de Clisson tiens ! J’ai peut-être trouver la solution ultime pour bien se faire voir d’un supérieur hiérarchique “Je suis rentre en France exprès pour vous ramener ce produit local, et au fait c’est quand le jour des augmentations ?”.

Voila, en ce week-end pluvieux a part faire rien, je suis donc aller a Ikebukuro, quartier de Tokyo ou se trouve le Sunshine 60, plus haut immeuble d’Asie a l’époque de sa construction. Il abrite le Sunshine Complex qui est un dedale de magasins, centres culturels, parc a theme et restaurants sur 10 etages, avec au 10eme un petit zoo (!), un aquarium et un planétarium.

Et aussi un jeu de fontaines illumines qui fait la joie des petits nenfants et des glandeurs comme moi ^^


P.S. : Si chez vous aussi il pleut quand vous regardez ce blog, allez donc faire un tour sur cette nouvelle page spéciale “Franponais” (si vous ne savez pas ce que c’est raison de plus pour y aller et ne pas mourir idiot !)

juin 22, 2008 par Andre | Pas de commentaire »

Maillot jaune

Pouah ! Que de poussière sur ce blog ! Ça fait un petit bout de temps que je n’y ai pas mis les pieds !
Il faut dire que depuis un mois les temps ont été durs. Cause principale : déménagement.

En effet depuis le 1er juin je me suis rapproche de mon lieu de travail et double ma surface habitable. Non pas que j’ai été pris de gouts de luxe, c’est juste que Lulie est venue s’installe avec moi.
Fidèles corollaires des déménagements, paperasse, mise en boite, nettoyage divers, logistique, démontage, montage, de-mise en boite et d’autres amusements du genre n’ont eu aucune pitié pour mon agenda.
Ajoute a cela une vilaine blague du sort qui a aligne sur ce même agenda 3 nomikai fin mai(”pot d’étage du bureau”, “pot d’équipe”, “pot de ceux-qui-ont-passe-le-stage-de-bonnes-manières-ensemble-promotions-2007-et-2008-plus-2-3-potes”, respectivement mercredi, jeudi, vendredi) avant mon déménagement le samedi consécutif.

(saurez-vous me trouver sur la photo ?)

Du coup voici en exclusivité l’état dans lequel sera plus ou moins le nouvel appart d’ici samedi prochain, jour de la livraison de quelques étagères salvatrices.


A propos du quartier, Nippori, c’est un peu la vieille ville. Pleins de petits ateliers figes dans les années 50, des salles d’entrainement de sumos professionnels (j’en croise tous les jours sur des bicyclettes qui paraissent minuscules et souffrantes), bref c’est sur que je suis au Japon.
Cependant l’immeuble ou je suis est récent (2001) et fut inspecte de fond en comble par les qualités d’architecte du père de Lulie, ce qui sera toujours rassurants les jours de séismes.


La collocation se passe très bien (pour l’instant :D ) et fut inaugurée comme tout déménagement japonais par les “nouilles de déménagements”, des sobas que l’on mange en général le jour de l’installation dans une nouvelle maison (pas de soupe a l’oignon donc).

Malgré tout je ne perds pas contact avec la tradition culinaire française grâce entre autres a une famille extrêmement bien-veillante qui m’a parvenir a l’occasion de mon beurzdéh un kit de survie du Francais en milieux hostile.

Celui-ci contient les éléments nutritifs de base censés maintenir les fonctions vitales physiques et mentales de tout Français dans un pays tel que le Japon, et contient donc comme il se doit Nutella, confiture, pâte a crêpe (a combiner avec les 2 précédents), cidre, chocolat en tout genre, plus mon bonus spécial le Bavarois a la fraise (faut pas vous moquer, c’est mon gâteau d’anniversaire fétiche dont l’origine de la tradition se perd dans les abimes du temps)

Pas la peine de résumer, c’est un plaisir suprême qui devrait me permettre de tenir le mois de juin sans voir le soleil (la tsuyu, saison des pluies vient de commencer ici aussi)

Ce qui clôture cet article un peu fourre-tout, résumé peu instructif des dernières semaines, mais qui valait la peine d’être écrit ne serait-ce que pour remercier très très chaleureusement tous ceux qui ont joint leur affection a la préparation du colis sus-cite.

juin 12, 2008 par Andre | 3 Commentaires »

Bienvenue en enfer

Je pense cela a peu près tous les matins lorsque, me faisant volontairement traiter plus bassement que du bétail, je me dis que ma vie n’a pas vraiment de sens. Ou plutôt qu’elle en a 2. Un le matin : de ma chambre a la gare “1″, de la gare “1″ a la gare “2″, puis “3″, et de la gare “3″ a la boite. Et un le soir : de la gare “3″, de la gare “3″ a la gare “2″, puis “1″, et de la gare “1″ a ma chambre. Rien entre les 2.

Heureusement ce matin, emporte par le flux RSS news je tombe sur un article du site Libération.fr me rappelant que mes compatriotes de la métropole souffrent tout autant, et savoir cela c’est bon…. ^^
Voici donc pour la première fois sur ce blog une revue de presse commentée mono-article :“RER A, bienvenue en enfer”

Le RER A, la plus importante ligne de transport en commun d’Europe, est devenu un véritable enfer pour ses usagers. Un million de personnes l’empruntent quotidiennement. Et expriment leur lassitude. Ils en ont marre de voyager debout, de se retrouver coincés sous terre au moindre incident, d’arriver au travail en retard, en sueur, de mauvaise humeur.

Les Japonais n’expriment pas leur lassitude, ils l’encaissent depuis des décennies.

«C’est une véritable catastrophe. Je monte à Sartrouville à 8h30, les rames sont déjà pleines, on est serrés comme des sardines. J’ai 25 minutes de trajet. Enfin quand il n’y a pas de problème, ce qui est rare. L’été, il fait une chaleur à crever» témoigne Nora, 29 ans.

Ouf, ici au moins il y’a une espèce de clim, même si elle n’atteint que ceux dont la tête dépasse du lot. D’ailleurs comme elle n’atteint au mieux que les têtes, les aisselles et le dos eux doivent continuer a reguler leur température par les voies naturelles, au grand dam des chemises blanches.

[...]. Les malaises, c’est la hantise des voyageurs. Les agents RATP n’étant pas habilités à sortir les malades des rames, il faut attendre l’arrivée des secours. «Le pire, ce sont les suicides. Il faudrait qu’on m’explique pourquoi les gens se suicident tout le temps aux heures de pointe» s’énerve Jean-Hervé, un commercial pressé.

Moi aussi j’aimerai bien savoir quelle est la cause de cette loi universelle.

Face à la colère grandissante des usagers, la RATP a mis en place un plan d’urgence.[...]Efforts en matière de communication visant à sensibiliser et à impliquer l’ensemble des agents de la ligne, amélioration des systèmes d’aération dans les rames, présence d’un secouriste aux heures de pointe dans certaines stations, mise en place d’un train de réserve à Nation, installation de repères visuels sur les quais : autant de mesures palliatives qui ne résoudront pas le fond du problème.

Certes, mais au moins ça montre que l’on ne laisse pas totalement a l’abandon les passagers. Ce n’est pas en faisant rien que l’on va leur redonner le moral.

«Vous vous rendez compte qu’ils embauchent des gens pour gérer les entrées et les sorties dans les rames, c’est bien la preuve qu’ils sont dépassés» constate Marie-Ange, commerçante de 55 ans. Depuis cinq mois en effet, la RATP emploie des «agents de régulation», comme Ilies, 25 ans, qui résume son travail en ces termes: «Le but, c’est d’empêcher les gens de rentrer quand il n’y a plus de place. Autant dire qu’on est pas toujours bien vus. [...]».

Ces agents existent depuis belle lurette a Toyko, et s’ils n’étaient pas la ce serait sans doute pire. En plus ça réduit le taux de chômage.

L’Association des usagers de transports (AUT) a donc lancé une pétition début mai. La principale revendication de l’association, c’est d’obtenir l’utilisation systématique de trains à deux niveaux pendant les heures de pointe.[...] la RATP et la SNCF, qui cogèrent la ligne, ne possèdent que 43 trains à deux niveaux, pour 156 trains à niveau unique. «Il faut en racheter, c’est la seule solution.[...]» . Ce qui représenterait un investissement de 450 millions d’euros. Reste à savoir qui paiera. La discussion a déjà provoqué des querelles entre la RATP, le STIF, le Conseil général d’Ile-de-France et même Nicolas Sarkozy qui s’en est mêlé la semaine dernière. «Si l’Etat doit reprendre la main, l’Etat la reprendra», a assuré le président de la République lors d’un discours sur l’environnement prononcé à Orléans.
[...]
Le problème vient du nombre insuffisant de voies : «Il n’y a que deux voies sur cette ligne. Ce qui veut dire que les trains sont tous à la queue leue leue. Pour des questions de sécurité, on ne peut pas en faire circuler plus» explique un agent de gare à Marne-la-Vallée. «Le système n’est plus adapté à la demande. Pour y faire face, il faudrait tout revoir, augmenter le nombre de voies, lancer des travaux pharaoniques. [...]

Et la on touche au fond du problème. Au Japon le marche des transports ferroviaires est privatise. Les lignes prives sont détenues par de grands groupes qui ont parfois leur propre filiale BTP. Les lignes les plus fréquentées sont donc constamment en renouvèlement : on double les voies, construit des ponts, creuse des tunnels… Revendre la ligne A a Acelor et la B a Bouygues est peut-être la solution si l’on veut du changement rapide. La privatisation au Japon ne semble pas avoir sacrifie la sécurité puisque si l’on s’en tient a cet article le nombre d’accident ou de problème technique n’est pas plus élevé qu’a Paris.
Malgré tout restons pessimistes, a Tokyo aussi les gens sont toujours aussi tasses, et concrètement au jour le jour un tunnel qui se construit n’a aucune influence directe sur la qualité des transports. Avec un peu de chance quand il sera enfin en service dans 10 ans vous aurez déménagé… Seule solution : la Campagne !

mai 30, 2008 par Andre | 1 Commentaire »

Festival de Sanja

Dimanche se tenait a Asakusa le troisième et dernier jour du festival de Sanja, un des plus gros festival de Tokyo.

On rapporte que près de 2 millions de spectateurs assistent au festival chaque année, soit l’équivalent de 2 Champs-Élysée après une Coupes du Monde gagnée par la France.

Pendant trois jours, les célébrations principales sont des danses traditionnelles et surtout les défilés de mikoshi, ces “petits” temples portatifs.

Je mets “petit” entre guillemets car si le samedi voit défiler une centaine de mikoshi qui peuvent être parfois porte par des femmes ou des enfants, le dimanche laisse la place a 3 mikoshi principaux qui pèsent extrêmement lourd. Il faut plusieurs dizaines d’hommes pour les soulever et encore la relève doit être assurée assez souvent pour tenir le coup.

En même temps c’est une bonne chose car cela donne la chance a plus de gens d’avoir l’honneur de participer activement a cette célébration. Pour les hommes, c’est aussi l’occasion de se promener les fesses a l’air en plein Tokyo, puisque l’habit traditionnel est constitue pour le haut d’une veste disons “kimono” (juste pour l’image, ce n’est pas le mot approprie sinon) et pour le bas d’un linge savamment enroulé autour des hanches et de l’entre-cuisses, ce qui ressemblent a un ancêtre bien peu sexy du string.

string japonais

Fesses a l’air mais aussi tatouages a l’air… au Japon les tatouages sont associes aux Yakusas et il est donc de mauvais genre de s’en faire faire et encore pire de les montrer. Mais comme le festival est réputé assez trusté par les Yakuzas, ça choque moins.

Quant a l’origine du festival, si j’ai bien compris c’est l’histoire de deux pêcheurs qui prennent dans leur filet une statut de la Bodhisattva Kannon dans la rivière Sumida (qui est a Tokyo ce que la Seine est a Paris). Un troisième homme apprend l’histoire et converti les deux premiers au Bouddhisme… Une histoire, trois types, ce qui explique festival avec les 3 mikoshi.

Le “convertisseur” en question était peut-être un charlatan qui voulait juste piquer un objet de valeur aux deux pêcheurs naïfs. Ou alors un énième remake des Grands Classiques de la Religion, parce que l’histoire d’un type qui convertit des pêcheurs j’ai déjà entendu ça moi… pas vous ?

mai 18, 2008 par Andre | 1 Commentaire »

T’as po ta Taspo ?

Pendant qu’en France on use de solutions psychologiques pour tenter de dissuader les jeunes de fumer, a grand coup de mots (et bientôt d’images) qui font peur sur les paquets, au Japon on opte comme bien souvent pour la solution technologique.

Comme en France, les buralistes sont censés vérifier l’age des clients pièce d’identité a l’appui, mais comme en France cette régle a du mal a se faire respecter. Et surtout, de nombreux buralistes sont sourds, muets, aveugles, manchots et sans-abris : ce sont des distributeurs automatiques qui trainent aux hasards des rues. C’est donc aussi facile pour un gamin de se procurer une dose de Coca-Cola que de nicotine.

Heureusement la technologie au service de l’Homme va encore faire des miracle puisqu’a partir de cette année il faudra se procurer une carte a puce spéciale pour que le buraliste, de chair ou de fer, vous délivre le précieux goudron en puissance. Cette carte, la Taspo (contraction de tabac et passeport), sera gratuite et il suffira de remplir un formulaire joint d’une photo et d’une pièce d’identité prouvant la majorité (i.e. 20 ans) pour l’obtenir.

On ne sait pas encore si les distributeurs automatiques sauront reconnaitre les clients majeurs de ceux qui ont tout simplement pique la carte de leur grand frère…

C’est évident que cette solution est incontournable. Il faut aller beaucoup plus loin pour protéger nos jeunes ! Je propose un système sous-cutanée pose des la naissance qui délivre des chocs électriques a l’approche d’un distributeur de cigarettes. En plus ce système pourra s’étendre facilement aux bars et aux rayons bière des supermarchés. Ou encore aux revues pornographiques accessibles a bras d’enfant dans tous les combinis du pays.

On pourra peut-être même étendre l’idée a la prévention de la prostitution des mineures prêtes a tout pour acheter du Louis Vuitton.

Il est fort probable que les problèmes des sociétés modernes ne trouveront leur solution que dans un modernisme encore plus pousse.

mai 18, 2008 par Andre | Pas de commentaire »

Jeu con court.

Encore un samedi comme je les aime, plein de pluie et de solitude. Le moral qui atteint un niveau ou regarder le Maillon Faible me procurerait rires et bonne humeur. Malheureusement Laurence Boccolini n’a pas de cousine nippone et je vais donc devoir jouer avec mes amis imaginaires d’Internet.

Petite forme donc petit jeu ; 3 images, 3 questions super faciles auxquelles je vous laisse le soin de répondre pour gagner peut-être, rien du tout.

La première photo est une capture d’une émission politique japonaise sur un sujet qui fait ici autant de bruit qu’a Paris, le Tibet. A propos des émissions politiques au Japon, il faut savoir qu’elles n’ont rien a voir avec les débats coupés au cordeau u pays de la démocratie. La description n’est pas forcement évidente a faire, mais disons que cela tient a un savant mélange de “Ça se discute” et des “Grosses Têtes”. Les hommes politiques invites ne mettent pas longtemps a s’engueuler en se lançant des répliques de plus ou moins bon gout. Quant aux animateurs du débat, il ne se gênent pas pour mettre de l’huile sur le feu avec des remarques a 2 yens ; et la touche finale est apportée par les réalisateurs qui barbouillent l’écran de phrases choques reprises des participants.

Comme ça au final le débat n’a aucun fond, rien n’a avance et tout le monde est content. Les médias japonais ne se contentent pas de la politique intérieure comme spectacle, ils sont bien sur a l’écoute de ce qui se passe dans le monde. Et sur l’image suivante donc, saurez vous retrouver qui représente ce petit personnage en bleu? Je vous rappelle que ça parle Tibet, J.O. et tutti quanti.

Sans aucune transition, la deuxième question nous emmène au restaurant. Restaurant francais biensur, ce qui fait toujours très classe au Japon. Il faut dire que la plus part des restaurants français sont d’un niveau assez élevé (et par conséquence chers), renforçant encore un peu plus le cliche sur la distinction de la France notamment en matière de gastronomie, qui est assez a loin de la réalité quotidienne de nos assiettes. Malgré, on peut tout de même y trouver de vrais produits de base provenant parfois de notre terroir de Sèvre et Maine.

Alors sur ce menu, que propose-t’on de bon pour 2835 yens ? (19 euros) Pour ce qui lisent les katakana il suffit de regarder la dernière ligne pour avoir la réponse, mais je vous demande de ne pas souffler ^^ Et pour ceux qui sèchent il suffit de revenir un peu en arrière il y’a un indice gros comme une maison.

Dernière question pour finir, basée sur une photo que j’ai prise aujourd’hui même en allant faire mes courses (oui, j’ai des journées super intéressantes moi aussi). Je suis tombe sur un stand qui vendait des friandises japonaises, notamment celles d’antan. Friandises au Japon ça ne rime pas forcement avec sucre ; entre les algues séchées et les seiches salées l’haleine après un bon gouter tourne facilement au drame. Et aujourd’hui, dans ce magasin a la base pour les enfants je suis tombe sur… o sacrilege ! Mais quelle horreur ! Comment peut-on montrer ça a des enfants ! Mais non je ne reve pas, c’est bien …

du chocolat ! Quelle honte ! Proposer comme friandise du chocolat a des enfants, mais quelle idée ! Mais au fait, selon l’emballage de cette “gâterie”, quelle forme est-elle censé rappeler ?? (Le nom de ce chocolat est “symbol”. J’espère que je ne suis pas le seul a y voir le mal…e)

Voila, c’est fini ! J’attends vos réponses avec impatience ; 1,2 et 3 ! Et pour vous motiver j’ai finalement décider de verser 10.000 euros a chacun des gagnants ! Cependant ma banque se trouvant en Cote d’Ivoire, je vous demanderai au préalable un versement de 1.000 euros afin de couvrir les frais de procédure. Bonne chance !!!

mai 10, 2008 par Andre | Pas de commentaire »

Ca roule !

Il y a quelques mois est paru sur ce blog un article concernant une gentille 4L que j’avais eu la chance rencontrer a Tokyo. Les voitures françaises y sont rares, alors y trouver ce genre d’antiquité fut assez émouvant.

Par chance, la semaine dernière cet événement s’est renouvelé quand a la pause déjeuner, j’aperçois sur le parking de l’entreprise..

cette merveilleuse 205 GTI avec volant a droite ! Je n’ai aucune idée de ce qu’elle faisait dans ce quartier de Tokyo mais elle ne doit sans doute pas appartenir a un étudiant vu le prix auquel la maintenance doit revenir, a 10000km de l’usine Peugeot la plus proche.

Tiens, et si on disait que ce post allait avoir pour thème les moyens de transports ? ^^ Comme par exemple avec cette autre photo prise récemment a Tokyo.

Une concurrente sérieuse de la Smart en matière d’espace. On doit bien pouvoir en mettre 4 ou 5 en parallèle sur cette route !

Plus compact que la voiture, le scooter. Tokyo comme toutes les villes du monde voit ses rues parcourues de livreurs en tout genre, 2 roues a moteurs faisant fit de tout code de la route afin d’arriver a tant chez le client et ne pas perdre son emploi. Une exploitation que dénoncent certains livreurs en inscrivant sur leur scooter des messages de détresse comme le suivant :

“Nous n’avons pas de vacances”… il faut les sortir de la !

Enfin, lorsque soit-même on ne dispose pas de voiture, il faut parfois prendre le taxi. Ils peuvent s’avérer difficile a trouver mais en général il suffit de se rendre a un point stratégique comme une gare pour trouver une armada prête a vous embarquer.

Ah, j’allais partir sans parler - encore - de trains. J’ai déjà parle du bazar que c’était quand les trains étaient en retard aux heures de pointe, mais qu’entendis-je par “retard” ? A Tokyo, si un train a plus de 5 minutes de retard vous pouvez récupérer auprès des agents de la gare un “mot d’excuse”, une attestation a montrer a votre patron pour expliquer votre retard. A des années-lumières de notre bonne vieille SNCF…

Personnellement, je débute dans l’affaire donc mon plus gros trophée n’est qu’un retard de 15 minutes, presque insignifiant en France ^^ Je fais donc appelle aux personnes actuellement ou ayant été a Tokyo pour participer au concours de “qui-c’est-qu’aura-le-plus-gros-retard” !! J’attends vos réponses avec, bien entendu, le certificat a l’appui !!!

mai 5, 2008 par Andre | Pas de commentaire »

Avril, mois arrosé au Japon

Avril, c’est le mois de la rentrée au Japon. Rentrée des classes bien sur et de par le fait rentrée des jeunes diplômés en entreprises.

Entrée que l’on se doit de fêter, ça ce serait dommage de perdre une occasion de boire après le travail. Il y’a donc en général une soirée au minimum consacre a l’arrivée des bleus dans chaque entreprise. En ce qui me concerne, c’était dans un bar du quartier de Shinagawa très classe loue entièrement pour l’occasion.

C’est le seul moment de ma vie de salarie ou l’on peut se faire servir par ses supérieurs. C’est plus que potentiel en fait, c’est un devoir.
Exemple : le pichet de bière est vient de se vider, c’est moi le plus près du comptoir je me pose pas de question je vais pour en chercher un autre. Ah la la, l’erreur de débutant ! Tu viens juste d’arriver dans l’entreprise donc tu es comme un “invite”. Et un invite qui joue pas son rôle d’invité est un invite mal poli. Par contre, des que d’autres personnes intègreront l’entreprise après moi et que je ne serai pas le plus en bas de l’échelle mais presque ; même si j’ai les jambes cassées et un bras dans le plâtre ça sera a moi de faire le service…

Malgré tout, être loge a bonne enseigne lorsque l’on est jeune recrue a souvent un pris au Japon, et cela s’appelle “ippatsugei”. Que les personnes ne parlant pas japonais me fassent confiance et que les autres soient indulgentes avec moi, mais pour la traduction me viennent des mots comme “numéro”, “tour” voire “spectacle”. En gros, faut amuser la galerie pendant quelques minutes avec un tour de magie, un sketch, une danse du ventre ou encore une récitation de l’alphabet a l’envers et en rotant. Comme dans le groupe de 7 newbies dont je fais parti personne d’entre nous ne possède l’un de ces dons, nous avons unis nos forces pour créer une parodie de films japonais… Sauf que moi étant encore très très loin de comprendre ce qui peut bien faire rire les Japonais en tant que parodie, j’ai fais ce qu’on m’a dit de faire ^^ Résultat, des heures sup’ non payées a trouver des idées et “répéter” pour ce petit bizutage qui ne dit pas son nom….

Le jour J, une fois une intense sensation de ridicule passée, la soirée se poursuit avec un mouvement oscillatoire vertical du coude jusqu’à l’heure du dernier train, et après 5 heures de sommeil, un retour laborieux au boulot.

Le vrai problème, c’est que ce genre de soirée a eu tendance a se copier-coller tout au long du mois sous diverses variantes. Pot entre nouveaux entrant, pot avec aussi les nouveaux entrant de l’année dernière, pot pour arroser le premier pot… Bref, j’ai de plus en plus de mal a boucler mes ceintures ; et cet été je ne pourrai nager qu’a la condition que la bière qui compose ma bouée intégrée soit plus légère que l’eau.

Et a mon avis mai ne sera pas plus sec qu’avril car je viens d’intégrer mon équipe de travail et il va donc tout falloir recommencer a cette nouvelle échelle…. Kanpai !

mai 4, 2008 par Andre | Pas de commentaire »

Welcome to Japan

Le temps que je passe chaque jour dans les transports en commun empiétant largement sur le temps que je consacre a ce blog, il n’y a plus grand chose de nouveau a lire ici mais bon…

Les transports en commun, le train quoi, qui est toujours la même réjouissance surtout en ces jours ou il a plu et ou les intempéries ont perturbe le trafic. Les lignes a Tokyo étant enchevêtrées comme un plat de ramen, c’est le nid idéal pour un effet papillon (un pet de papillon a Sidney et ça sent la merde a New York…). Dans le cas présent, une ligne qui prend du retard -disons 5 minutes a cause du vent- accumule une foule de passagers supérieure a la normale (normale déjà supérieure au raisonnable) , foule qui veut absolument pas attendre le prochain train vu qu’il y déjà a du retard ,a tel point que ça provoque une cohue qui retarde les trains au transfert de telle gare, et ainsi de suite. La cohue retarde les autres trains de milles façons, mais en général c’est a cause du temps pour faire rentrer tout le monde, dégager les membres coincés dans les portes, taper sur les bouts de parapluies qui dépassent, etc… Ça peut même aller jusqu’à arrêter la ligne parce quelqu’un est tomber sur la voie, poussé par le flot humain (heureusement c’est relativement rare).

Conséquences : désormais je regarde la météo le soir et si l’on annonce de la pluie je sais que je n’ai plus qu’a avancer mon réveil d’une demi-heure…

Autre détail sur les trains a Tokyo, c’est qu’ils sont de temps en temps l’abri des sans-abris. J’en avais déjà vu quelques-un et eux avaient au moins pour chance d’avoir de la place (rapport au fait que la société les a exclu du monde ou l’on peut prendre des douches) , mais ce matin ça valait vraiment le coup de prendre une photo… Par dignité je ne pense pas que quelqu’un l’ai fait mais la vendre a un gossip aurait été fructueux. Pour décrire brièvement l’image, un sans-abri comme malheureusement on en a déjà tous vu, accroupi en train de manger par terre ce que ses seules bagages, les sacs poubelles qui l’entouraient, pouvaient lui apporter. Et dans un périmètre d’à peine 2 mètres autour, des gens qui ne disent rien. Personne n’aura même pas eu l’idée d’aller prévenir un personnel de la gare. Je ne sais pas combien de stations il aura fait comme ça le pauvre.

Vous allez me dire, “et toi alors, t’as été prévenir quelqu’un?”. En France ou dans un pays non xénophobe je l’aurais fait mais la on m’aurait au mieux pris de haut, au pire chercher des noises. Le Japon, un pays xénophobe ? Pourtant ils n’expulsent pas les sans-papiers eux… Ben oui, parce qu’ils ne laissent entrer quasiment personne. Et ils font tous ce qu’ils peuvent pour faire chier ce qui sont rentres… Quand en France on se bat contre la discrimination a l’entrée des boites de nuit par exemple, et bien au Japon un propriétaire peut afficher sans crainte qu’il ne loue exclusivement qu’aux personnes d’origine japonaise. J’imagine en France le type qui écrit dans le journal “annonce réservée aux Blancs”, ça amuserait les médias pendant quelques temps…

avril 16, 2008 par Andre | Pas de commentaire »